Si vous avez choisi de partir en Italie cet été et de faire du tourisme dans les centres historiques, prenez garde ! Un peu partout en Italie, il existe des zones à trafic limité (Zona traffico limitato) réservées aux riverains et aux personnes autorisées. Pour les touristes, notamment Français, ce sont de véritables pièges.
Effectivement, les panneaux de signalisations délimitant ces zones sont souvent peu visibles, voire cachés. Beaucoup de visiteurs s’engouffrent sans même le savoir sur des territoires non autorisés à la circulation, sont filmés à l’entrée et à la sortie de ces zones et reçoivent, quelques mois plus tard à leur domicile, une bien « drôle » de carte postale d’Italie leur réclamant le paiement d’une amende allant de 95 € pour Azzero, à 99 € pour Rome, à 105 € pour Florence, à 119 € pour Pise… comme vous pouvez le constater aucune ville n’est épargnée. Ces courriers sont expédiés très souvent par une société de recouvrement de créances mandatée par la police Italienne : Nivi Credit. Il arrive quelquefois qu’ils proviennent directement de France par le biais de France Créances ou plus rarement directement de la police ou la gendarmerie du lieu de domicile.
Beaucoup de touristes se sentent à juste titre piégés d’autant plus que tout est fait pour qu’ils s’acquittent de cette somme rapidement via le site internet de Nivi Crédit. Pour beaucoup, point de recours même auprès du consulat Français qui s’appuie sur le code de la route Italien.
L’un des rares moyens de ne pas payer cette amende injustifiée est de vérifier quand a eu lieu la soi-disant infraction. L’article 201 du code de la route italien stipule l’obligation de notifier le PV aux résidents à l’étranger avant 360 jours et bien souvent, ce n’est que bien après que les ressortissants français reçoivent leur notification, ils ne sont donc pas dans l’obligation de payer. Et même s’ils reçoivent ce courrier dans les délais, bien souvent il ne s’agit qu’un simple avis de paiement et non le PV en lui-même. A ce propos, rappelons que pour être valable, le PV doit comporter au moins 5 éléments : l’identité de l’automobiliste, les conditions de paiement, le motif de l’infraction et l’article correspondant dans le code de la route ainsi que les conditions de recours.
Donc, si vous recevez ledit PV après le délai de prescription, vous n’avez pas à le payer. Cependant, vous devrez exercer un recours auprès du juge de paix de la localité où a eu lieu l’infraction. Attention ! Pour être recevable, il devra être rédigé en italien et vous devrez vous acquitter tout de même de frais de dépôt d’une trentaine d’euros. Ce paiement ne peut s’effectuer que via un compte spécifique créé spécialement auprès de la Banque d’Italie pour permettre les virements depuis l’étranger.
Que vous soyez touriste de passage, que vous résidiez dans un hôtel en plein cœur des centres villes ou que vous louiez un véhicule, personne ne sera épargné alors prudence et bonnes balades à pied !
Source : 60 millions de consommateurs